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Cinema des vampires

 

The Hunger

Les Pr?dateurs

The Hunger Année : 1983
Réalisateur :
Tony Scott
Acteurs :
David Bowie, Catherine Deneuve, Susan Sarandon
Note: 5.9 /10 (122 votes)
 
Liens Prédateurs
Très bon article sur le site de David Bowie

Sur la série LES PRÉDATEURS (1997,1999)
Deneuve dans les predateurs
Les musiques du film
Allegri, Miserere mei
Bach, Suite No. 1 in G Major for Cello 'Prelude'
Bach, Partita No 3 in E-Major 'Gavotte en Rondeau'
Leo Delibes, 'Viens, Mallika...Dôme épais le jasmin' de 'Lakmé'
Lalo, Piano Trio No. 1 in C
Ravel, Le Gibet de 'Gaspard de la Nuit'
Schubert, Piano Trio No. 2 in E flat major
Bauhaus, Bela Lugosi's Dead
Erotisme vampirique
Et la scène que vous attendez tous...
Bande de petits saligauds.

Suzanne et Catherine sont dans un bateauSuzanne et Catherine sont dans un bateauSuzanne et Catherine sont dans un bateauSuzanne et Catherine sont dans un bateau

Un chef d'oeuvre romantique et fantastique (tiens? ça rime...)

par Cyroul (01/2000)
Cela faisait bien longtemps que l'envie me titillait d'écrire sur ce film incontournable de la culture vampirique.

La musique

Bowie joue du violonInstallez vous dans votre fauteuil et préparez vous à vous prendre une claque sonore, car la musique est omniprésente ici. Chaque séquence possède son ambiance musicale particulière. Même les scènes sans musiques sont bruitées de telles façons qu'elles résonnent dans vos oreilles comme une symphonie à part entière.
Ce film renforce son atmosphère intimiste en utilisant la musique comme on l'a rarement entendu dans un film dont le sujet n'est justement pas la musique.
Et forcement à chaque vision, vous allez ressortir de là fredonnant le Gibet de Ravel ou le trio n°2 de Schubert.
Et comme preuve supplémentaire que ce film bouleverse les conventions habituelles, l'haletante scène d'ouverture est accompagnée de l'inoubliable "Bela Lugosi's Dead" de Bauhaus avec l'apparition magnifique de Peter Murphy himself.

Les images

Deneuve got the vampire attitudeTony Scott (le frère de Ridley) vient de la publicité et ça se voit. Tous les plans sont magnifiques.
Les séquences ressemblent à des clips, incisifs, hyper esthétisés et allant droit à l'essentiel : communiquer par les images et les sons les sensations ressenties par les personnages.
Ainsi on se prend de plein fouet des sensations comme la peur, la douleur, la mort mais aussi le plaisir, le sadisme, la chasse, la haine... Les images incarnent réellement la douleur de John, le désir insatiable de Miriam ou encore le dégoût mêlé d'envie de Sarah.
Autant dire que c'est un film intense qui vous remue dans les coins sombres et obscures de vos âmes.
En même temps, c'est un film calme, qui prend son temps pour vous plonger dans l'intrigue. La scène de chasse du début sera la plus "action" du film. Le reste sera suggéré, soufflé, deviné.
Ceux qui ne jurent que par les effets spéciaux bourrins hollywoodiens (les ceusses qui ont aimé la Ligue des gentlemen extraordinaires) risquent donc de ne pas comprendre car The hunger est un film intimiste et tout en subtilité.

Le casting

David Bowie, était un vampire prédestiné.
Je ne dis pas ça à cause de sa dentition étrange (ça doit lui faire mal quand il ferme la bouche), ni à cause de son oeil pénétrant, ni à cause de son physique d'immortel Ziggy, mais pour toutes ces raisons en même temps.
En plus, Bowie nous gratifie d'une excellente interprétation de John le vampire amoureux qui ne veut pas vieillir. Chasseur impitoyable, mais en même temps victime de sa condition, c'est un personnage damné. Mais ne dit-on pas que l'amour est une petite mort...

Passons à Suzan Sarandon, qui nous avait déjà conquis les hormones avec le Rocky Picture Show ("touch me, touch me, touche me, i want to be diiirty", oui Suzan, quand tu veux...). Elle nous revient ici nettement plus mûre mais aussi plus sexe. C'est définitivement la beauté du film qui amène par petite touches l'érotisme.
Le point culminant du film (tous les obsédés de la braguette vous le diront) est la scène d'amour entre Sarah et Miriam, où Sarah, débordante de peurs et de désirs non verbalisés va finir par s'abandonner au plaisir dans les bras de la vampire.

Et Catherine Deneuve dans tout ça ?
DeneuveLa première fois que j'ai vu ce film, je l'ai trouvé excellente. Seulement après l'avoir revu et encore revu, j'apporte quelques bémols à ce jugement élogieux.
Certes, son côté froid et dure fait d'elle un vampire parfait. Elle arrive à jouer de ses émotions, nous faisant croire à son amour pour John, alors qu'elle n'est guidée que par son appétit insatiable de nouveaux amants.
Seulement, elle n'est plus du tout crédible lors des fameuses scènes d'amour ou de plaisir.
La pauvre Catherine a du être forcée de faire ce film tellement sa mauvaise volonté est apparente dans toutes les séquences de contact charnel.
Non, elle n'aime pas toucher Suzan Sarandon (quelle manque de goût) ou embrasser sauvagement Bowie. Sa réserve se voit d'autant plus que ses partenaires semblent très motivés. Mais Deneuve préfère faire semblant d'y prendre plaisir. Ca fait bien illusion la première fois, mais on s'en aperçoit vite malgré les efforts de montage du réalisateur pour nous faire croire à son abandon.

Le scénario, le livre, le mythe des vampires.

David bowie et Catherine Deneuve, ils sont beaux, hein ?Connaissez vous Whitley Strieber ? Cet auteur de roman américain a pondu plusieurs chefs d'oeuvre (dont Wolfen qui a donné lieu au film du même nom, si vous aimez les garous, je vous le conseille), mais est surtout connu aux States pour s'être fait enlevé par des aliens qui lui aurait fait des trucs bizarres. Il a écrit plusieurs best-sellers sur ce sujet.
L'adaptation film est calquée sur le roman "The Hunger". Elle est à peu près semblable, même si la lecture du roman est recommandée pour tous les biologistes amateurs de vampires, car on y rentre beaucoup plus dans le détail de l'analyse scientifique du phénomène. On y trouvera notamment un parallèle intéressant entre le manque de sommeil et l'immortalité. On y trouvera aussi plus d'informations sur Miriam et son origine vampirique.

Conclusion

Malgré la réserve de Deneuve, The Hunger est un film incontournable.
Incontournable pour plusieurs raisons : la musique, l'esthétique, la science et l'ésotérisme.
On se retrouve devant un film à apprécier seul, dans le calme, un verre de Gevrey-Chambertin dans la main (ou à la rigueur un bon Bordeaux, je ne suis pas sectaire).
Les prédateurs
Résumé
Miriam (Catherine Deneuve) et John (David Bowie) sont deux vampires super fashion et modernes.

La nuit, ils se nourrissent du sang de jeunes (ça doit rendre con, ça, le sang de jeunes ?) rencontrés dans des soirées bat (jeu de mot) des années 80. Le jour, ils donnent des cours de musique dans une grande et immense maison gothique (sans les toiles d'araignées).

Miriam est la mère vampire, elle est née en Egypte il y a 2000 ans (à peu près, on va pas chipoter) et c'est elle qui a crée John. Seulement John commence à vieillir rapidement, d'un coup, comme ça (ça doit être le sang de jeunes).
Il va chercher de l'aide auprès du Dr. Sarah Roberts (Susan Sarandon), spécialiste du vieillissement prématuré.

Miriam d'un coup tombe amoureuse de Sarah (moi aussi d'ailleurs), se disant qu'elle ferait un bon compagnon de beuverie durant le prochain siècle. Mais John ne l'entend pas de cette oreille...
Que va t'il se passer?
Réclame DVD


 

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