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Cinema des vampires

 

Dracula

Dracula Année : 1992
Réalisateur :
Francis Ford Coppola
Acteurs :
Gary Oldman, Winona Ryder, Mina Murray, Anthony Hopkins, Keanu Reeves
Note: 6 /10 (119 votes)
 
Dracula Oldman le métamorphe

Les differents visages de Gary Oldman, le Dracula amoureux.

"Listen to them... Children of the night... What sweet music they make."

par Cyroul (07/2002)
Que dire sur ce film qui a (pour la première fois depuis le début de notre civilisation moderno-décadente) fait rentrer le vampire dans la douceur du home familial. Enfin un film de vampires familial. A part une ou deux scènes une peu sexe et peut-être dérangeante pour quelques personnes du début des années 90, le film est une œuvre magnifiquement ciselée autorisée pour tout public (surtout pour ceux qui ont aimé Titanic, arf arf).

Par contre pour l'"autre public" (celui que l'avisory parental ne dérange pas) ce film a laissé un goût étrange, dérangeant.

LucyEn effet, il me semble qu'il mélange des éléments superbes avec des ratés pitoyables. Le premier aspect sympathique du film est le casting fouillé. D'excellents acteurs (à part Keanu qui m'énerve, mais comme c'est hormonal je n'en parlerais pas). L'autre point fort du film est sa réalisation magnifique. Chaque plan est superbement construit. Chaque séquence est filmée avec minutie. Chaque transition est artistiquement orchestrée. En bref, un petit bijou de cinéma pour l'époque (aujourd'hui ce genre d'effets est courant).

Alors pourquoi Coppola nous a refilé un scénario de merde ?

Je vous parle pas du chef d'œuvre de Bram Stocker, roman brut et indémodable. Non je vous parle de l'adaptation du roman en film. On nous a donc rajouté l'AMUUURRRR, ah, l'amuuurr. Plein d'amuuuur pour embuer les yeux des jeunes filles et leur faire comprendre que finalement le père Vlad il est pas si méchant que ça et que lui aussi peut devenir amoureux. Et que les filles, si vous avez à choisir entre épouser un clerc de notaire ou sucer un prince, il vaut mieux sucer un prince. N'oubliez pas non plus de vous protéger parce que le sang c'est la vie mais le sida c'est la mort. En bref voilà les rajouts du scénario.

De rares mais précieux moments érotiques nous permettent d'admirer la voluptée charnelle de Monica Belucci et la plastique délicieuse de Winona Ryder. On ne comprends pas vraiment la relation sensuelle entre les personnages de Mina et Lucy mais on aurait tort de s'en priver.

Alors les références insistantes sur les MST,

c'est compréhensible : on était en pleine chasse au sida à l'époque. Et oui, après des années 80 à niquer comme des bêtes (ahh, les années 80), voilà que l'on apprenait dans les journaux que le sida ne s'arrêtait pas qu'à l'afrique et aux gens à la sexualité non-hétéro (un peu comme le nuage de Tchernobyl quoi). En bref, tout le monde pouvait le chopper, le sida, d'où panique (et pas de nique aussi) et psychose. Le genre de truc qui nourrit et que nourrissent les médias quoi. Il était donc compréhensible que Coppola en s'attaquant aux buveurs de sang, nous file tout plein d'allusions sur le sujet. Je me souviens qu'il en avait fait "l'idée force" de sa campagne de promotion à l'époque.

L'histoire d'amour à la Mme Bovary c'est du n'importe quoi

Mina HarkerEnfin non, hélas c'est pas n'importe quoi, c'est plutôt très hollywoodien. Eh oui, les années 90 était aussi le début d'un nouveau cinéma. Le cinéma préfabriqué, pré-marketé, pré-mâché. Un cinéma avec des énOOOOOrmes budgets, avec des scénarios étudiés et validés pour toute la famille. Avec une fin heureuse où les gentils américains gagnent à la fin pour la liberté et l'avenir de l'humanité.

Conclusion

Au final on obtient un film superbe, avec des acteurs incroyablement charismatiques (Gary Oldman et Anthony Hopkins sont géniaux), avec des ambiances et des scènes inoubliables. Qualité contrebalancée par des moments d'une superficialité typiquement hollywoodienne et des scènes creuses et inutiles.
Un film à voir et à revoir (pour la beauté des images) mais à ne pas glorifier (à cause de la légèreté du scénario).


Dracula

par Jeltar S. Adep (03/2005)
Dracula... voilà un nom qu'on a souvent l'occasion d'entendre ou de lire depuis des lustres. Un nom qui est entrée dans la culture populaire et qu'on peut retrouver presque partout où l'esthétique et le "folklore" vampirique sont imprégnés. Même si beaucoup d'entre nous en on pris connaissance pour la première fois dans des films, à la télé, dans un quelconque livre à deux sous, voir dans des oeuvres érotiques... il n'en demeure pas moin que son apparition originale, représenté toutefois en tant que vampire, reste le roman Dracula de Bram Stoker (1897). Ayant inspiré par la suite plusieurs cinéastes dont F. Murnau pour Nosferatu le vampire (1922), T. Browning, T. Fisher et plus récemment Francis Ford Coppola et Wes Craven.

DraculaAvant de parler du film dont il est question éclairons de faits ce qu'est Dracula. Nous pouvons y trouver quelques indices en fouillant déjà dans quelques oeuvres cinématographiques déjà existantes, dans l'excellent Entretien avec un Vampire, Henri parle de Dracula lorsque son interviewer lui pose la question à ce propos et lui répond que ce n'était qu'un comte emprunt de folie.
Aussi dans le médiocre Dracula 2000 notre Vampire est LE premier vampire, qui était par dessus ça Judas (le traître du Christ), un des seuls bons points du film d'ailleurs puisque grâce à ce procédé scénaristique Dracula garde son anticléricalité, mais le film reste malgré tout contre-historique.
Récemment dans Van Helsing, Dracula incarne l'ennemi incontesté du film, gardant toutefois un certain aspect aristocratique (dont la raison sera donnée et expliquée plus tard) et dont le background est aussi embrouillé que l'est la Sainte Bible. Dans ce film notre héros démontre une faiblesse jamais égalée, une stupidité digne de l'ingéniosité des histoires de Buffy contre les vampires, et se fait interpréter par le plus grand ballet de chiotte jamais égalé. Hitchcock a dit : "une histoire avec un bon méchant est une bonne histoire", à chacun son interprétation."
Avec tout ça comment connaître la véritable source de Dracula. Une simple recherche dans le dictionnaire permet d'y voir plus clair : "...inspiré d'un prince de Valachie du XVè s. Archétype du vampire...". Notons évidement que Dracula, ainsi qu'il est présenté dans le film de Coppola et dans le roman de Bram Stoker, est aussi "l'Archétype" du Sataniste.

Maintenant passons au sujet proprement parlé. L'histoire du film, dans sa linéarité scénaristique, suit parfaitement l'histoire du livre mais il possède toutefois une variante qui est celle de l'histoire d'amour entre Dracula (Garry Oldman) et Mina (Winona Rider). Le film commence donc par ce qui n'est pas dans le livre, le Chevalier Roumain de l'Ordre Sacré du Dragon, Dracula décide de combattre les ennemis du Xtianisme*. Hélas ses ennemis Turcs envoyèrent une lettre à sa bien aimée lui disant que Dracula était mort, elle se suicida.
Cette lettre permet de rendre hommage au livre de Bram Stoker, car ce dernier est un roman épistolaire. Aussi l'année 1462, la chute de Constantinople (celui qui rendit le Xtianisme comme religion universelle), annonce aussi la mort de la foi de Dracula qui, lorsqu'il découvre la mort de sa femme, se retourne contre Dieu à titre vindicatif. Ceci est donc une interprétation de l'aspect démoniaque du Vampire.
Des centaines d'années plus tard un jeune notaire (Keanu Reeves) est envoyé en Roumanie pour rencontrer le Comte Dracula. Plus tard l'on découvre que la fiancé du notaire ressemble trait pour trait à la femme morte de Dracula. Ceci ne figure pas non plus dans le roman mais permet l'intrusion d'un triangle amoureux qui possède un enjeux très puissant. Aussi, le film humanise le Vampire, une de ces réplique en est le parfait exemple : "L'homme le plus heureux de cette terre est celui qui trouve le grand amour", et sa haine imagée par ses actes et son image monstrueuse font de lui la balance qui subsiste dans le coeur de chaque être humains.
La présence atypique de la sexualité est fortement souligné dans cette oeuvre, car de manière subjective nous pouvons assimiler le breuvage du sang par l'artère de la gorge et spécifiquement par le torse à celui de l'acte sexuel.
Pour aller plus loin nous pouvons dire que le vampire, généralement, symbolise la décadence de l'aristocratie, car cela a commencé même par le véritable Comte Dracula qui se nourrissait du sang de ses ennemis et les faisait souffrir. Par la suite le Vampire a toujours eut les attributs de la richesse et le culte de l'anti-religion (voir le film Le Bal des Vampires de Roman Polanski).

Pour finir nous pouvons dire que le Dracula de Francis Ford Coppola est le meilleur film ayant pour thème le vampire depuis quelques années, le regarder donne une meilleur compréhension du sujet ou plutôt de ce qu'à l'heure actuelle il devrait être. Ainsi le Vampire ne se modernise pas, il ne se conforme pas, il est intemporelle, il est fascinant...

Jeltar S. Adep

*, Xtianisme : Christianisme
Dracula Coppola
Résumé
Un jour, un grand guerrier transylvanien part à la guerre péter la gueule des infidèles qui essaient de nous faire prendre des croissants pour des bénitiers (humour). Il les passe donc à la pointe de son épée et s'amuse à accrocher les turcs sur des pal(e)s, ce qui est un comble pour des bronzés (humour subtile). Seulement ceux-ci sont rancuniers et décident de faire chier le guerrier en envoyant une lettre à sa femme faisant croire à sa mort. Celle-ci à cette nouvelle se suicide (je sais c'est tiré par les cheveux, mais c'est un résumé, c'est pas moi qui l'ai écrit). Forcément, le guerrier est très fâché en rentrant chez lui de ne pas retrouver sa femme et son lit accueillant et sa table mise. Comme les gens d'église de l'époque sont pas très subtiles (genre :"la méchante s'est suicidé donc elle ira pas au paradis, tralala !"), le guerrier, nommé Vlad Dracula, décide de renier l'église et de boire du sang parce que le sang c'est la vie et puis un point c'est tout, c'est comme ça.
Ainsi naquit la légende de Dracula… Tarintataaaaa !

400 après un jeune innocent, Jonathan Harker, va faire un tour dans le château de Vlad qui désire aller faire un tour à Londres (c'est vrai que y'a de bonnes boites de nuit à Soho). Vlad découvre que Mina, la jolie et innocente copine de Jonathan, est la réincarnation de son ex-femme.
Alors forcément, ça va draguer à mort et le prince Vlad nous montre alors que ce qu'il sait faire le mieux à part sucer des jeunes filles, c'est draguer des jeunes filles.

Mais que va t'il se passer ?
Réclame DVD
 

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